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Document thématique sur le vent, pour le Projet de Parc Naturel Régional de la Narbonnaise. Cette plaquette "tout public" met en valeur le territoire des étangs, du bord de mer, des Corbières maritimes, des basses plaines et du massif de la Clape. Après la recherche documentaire et le travail sur le terrain le rédacteur a posé sa plume.
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Illustré par des aquarelles, ce document est rédigé sous une forme accessible à tous, petits et grands avec une pointe d'humour et de poésie. Un comité de scientifiques a vérifié l'ensemble, textes et dessins.
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Juste une petite bise.
Petites coques de noix ou bateaux de grande envergure, depuis toujours les voiliers folâtrent et papillonnent sur la grande bleue au rythme des vagues et des vents qui leur donnent la mesure
Sous l'influence de Narbonne, le plus grand port de la Gaule romaine, les languedociens ont acquis une renommée de navigateurs bien ancrée. Jusqu'à une époque encore récente !es marins audois composaient avec les vents qui gonflaient les voiles et propulsaient les embarcations sur les lieux de pêche et de commerce. Si rentrer au port ou en sortir avec des vents contraires tenait du savoir-faire, interpréter et prévoir tenait du bon sens et de l'observation
"Quand le soleil se lève le vent manque".
"Le Cers, il se lève le jour et se calme la nuit".
Mais la marine était à voile quand les moulins étaient à vent. C'était avant, avant l'avènement du moteur. La marine et les moulins ont changé, la grande épopée de la voile se décline au passé, mais les vents sont restés.
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Le bétou
Les Bétous, bétounes et bétas (nommés différemment selon leur taille) sont les barques-type des étangs languedociens. A fond plat, pointues aux deux extrémités, elles étaient propulsées grâce à une perche de châtaignier bien droite, la "partègue". Dés que le vent se levait, les pêcheurs gréaient une petite voile, la "livarde", qui rendait plus faciles les longues traversées.
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